Après maintes opérations au cœur et au cerveau, tu t'es rétabli grâce à une volonté d'acier et à un amour sans fin pour ta patrie LE LIBAN. Un jour étant à Beyrouth de passage et en passant par ton étude d'AVOCAT très tôt le matin, je te voyais pleurer en me disant: "j'ai peur de mourir avant de dire adieu à mon ami LE GENERAL AOUN, et le médecin m'empêche de voyager". Je t'avais dit: "ALLAH KBIR, tu feras ce voyage en bonne forme et santé, et tu retrouveras l'ami de toujours, l'ami indéfictible. Et on s'est séparé ce jour la, j'appréhendai de ne plus revoir mon ami ATEF. Et un de ces jours, de mon lieu de refuge au USA, je t'ai eu au téléphone de la HAUTE MAISON, le lieu de séjour de S.E. LE GENERAL AOUN et tu me parlais avec un souffle coupé et une voix à peine audible. Ce jour là j'avais su que toi, ATEF, tu as fait le voyage à PARIS sur une chaise médicale jusqu'à la HAUTE MAISON et en voyant LE GENERAL sur le perron de la maison, une force et une volonté divine t'ont relevé de la chaise et tu t'es jeté dans les bras du GENERAL l'ami de toujours, de peur de le perdre de nouveau. C'était ton dernier rendez-vous. Puis un retour à BEYROUTH pour une longue période à l'hopital, et dans les bras du misericordieux tu reposes comme tu l'as toujours souhaité dans ton village natal à MOUKHTARA. En cette journeé de deuil national; nous tes amis et copains du courant aouniste et du BCCN, nous poursuivons la lutte jusqu'à ce que ton âme soit en paix. Le projet pour lequel tu avais tant peiné et travaillé pendant des années a vu le jour. Les jeunes ont pris la relève et à travers le courant universitaire aouniste tous les jeunes libanais collaborent ensemble pour construire le LIBAN INDEPENDANT, LAIC et FIER de ses enfants. Mon ami ATEF le LIBAN vaincra comme toujours. A ta FEMME et à tes ENFANTS qui ont pris dignement la relève, je leur dis que votre grande famille, bien que dispersée à travers le monde par les forces de l'occupation, existe toujours; mais personne ne peut remplacer le pilier de la famille. PAIX AVEC TOI MON AMI ATEF. Un 13 Octobre ne reviendra jamais sombrir l'histoire du LIBAN que tu as tellement aimé. Que ton AME repose enfin dans la paix éternelle. D'un ami qui te garde dans son coeur SAMI |