VISITE DE HAFEZ EL ASSAD
EN FRANCE

Pour ceux qui sont de courte mémoire ou amnésiques, quelques faits d’incursions barbares Syriennes au Liban du temps de l’indépendance jusqu’au pacte de l’amitié et de coopération.

Cela leur permettra peut-être d’œuvrer un peu plus pour l’indépendance de leur pays, un Liban laic indépendant et fier de son libanisme.
  1. 1949 après le putsh avorté des PPS et la fuite d’Antoun Saadé en Syrie, le général Husni Al Zaim – président par usurpation de la Syrie – ferme les frontières pour une période et envoie deux bataillons Syriens du côté du Hermel et Baalbeck. Mais la conjoncture mondiale l’oblige à arrêter Saadé, à le renvoyer au Liban pour un pseudo jugement et à le fusiller le lendemain de son arrestation.

    Husni Al Zaim payera de sa vie de cette soit-disant grave faute.

  2. En 1951 le général Adib Chichakli gouverne par usurpation la Syrie. Pour se reflouer aux yeux des PPS en Syrie, il ferme la frontière Libano-Syrienne pour une longue période. Il y eut des escarmouches sanglantes avec l’armée Libanaise sur toute la frontière. Adib Chichakli payera de sa vie son usurpation du pouvoir.

  3. 1951-52 Khaled Azem, premier ministre Syrien - mort en éxil à Beyrouth – fermera la frontière Libano-Syrienne pour une longue période parce qu’il voudrait une quote part plus grande des redevances de la douane, de l’électricité et de l’eau Libanaise pour la Syrie. (c’était la fameuse "Katiha").

    Il voulait aussi instaurer une monnaie Syrienne différente de la monnaie Libanaise. Le lendemain, la monnaie Syrienne fait une chutte vertigineuse de 40% par rapport à la monnaie Libanaise.

  4. 1958 Pendant les évènements qui ont ensanglanté le pays, le chef du Bureau de renseignement Syrien, le colonel Abdul Hamid Sarraj (mort en éxil au Liban) envoie 200 commandos Syro-Palestiniens pour combattre le gouvernement légal Libanais. Ces 200 commandos étaient logés et nourris dans la maison de Saeb Salam à Moussaytbeh.

    La frontière Libano-Syrienne était inexistante et ouverte à tout acte illégal ces temps çi.

    Après une réunion entre le général Fouad Chéhab et le président Nasser à la frontière Libano-Syrienne, en 1959, les 200 commandos sont rentrés en Syrie. Le général Chehab rétablit alors l’ordre au Liban.

  5. 1966 Du temps du général Amine el Hafez -président par usurpation- et le premier ministre au Liban Takieddine el Solh, il y eut fermeture hermétique de la frontière Libano-Syrienne pendant 6 mois et le déferlement des hordes de Palestiniens au Liban par milliers ce qui fut les prémices des évènement sanglants au Liban.

  6. 1970 Sous le mandat usurpé de Hafez el Assad, rentrée en bonne et due forme de l'armée Syrienne au Liban: 2 brigades sous couverture Saïka à la Békaa et encerclement pour des mois de la caserne Rachaya, qui a repoussé à maintes reprises les forces de l'armée Syrienne.

    La caserne était sous le commandement du colonel Mohamed Naaman, épaulé par plusieurs officiers dont les lieutenants -à l'époque- Michel Abou Rizk et Fouad Aoun parmi d'autres braves sous-officiers et soldats.

    Puis la politique s'est emmelée, il y eut l'institution de fait du Fatehland, le retrait de l'armée Libanaise, et un va-et-vient permanent de l'armée syrienne qui dure de nos jours.

  7. 1973 Incursion militaire Syrienne à Abboudieh-Nord Liban et destruction des batiments de la douane, la Police Militaire et la Sûreté Générale.

  8. En Janvier 1976, deux divisions Syriennes dévastent la Békaa du côté du Masnaa et détruisent les batiments Libanais de la douane, de la sûreté générale et le resthouse. Ces divisions blindées se dispersent dans la Békaa, spécifiquement du côté de Chtaura, de la caserne d’Ablah et de l’aéroport de Rayak. Elles malmènent le drapeau Libanais et hissent à sa place des drapeaux Syriens géants dans les casernes et sur les centres de gendarmerie; ainsi qu’une parodie du drapeau Libanais sans son cèdre qui fut remplacé par l’aigle du drapeau Syrien.

    Une partie de cette armée continuera jusqu’à Damour pour parachever sa destruction, et depuis le provisoire dure.

  9. Le reste est plus récent, personne ne pourra l'oublier.

    Ce que Israel n'a pas pu faire en 1982, Hafez el Assad l'a fait en différentes étapes avec les Palestiniens; à commencer en 1976 passant par 1983-84: Tripoli, Bourj el Barajneh, Ain el Helweh, Sabra et Chatila. Les Palestiniens sont bien matés pour le compte du plus payant.

    Les massacres du 13 Octobre 1990 sont dans la mémoire de tout Libanais. Et c’est cette dette que l’humanité devra s’acquiter en faisant passer en jugement tous ceux qui ont massacré des centaines de milliers de Libanais, déplacé des milliers d’autres sans logis et poussé des milliers d’autres encore à émigrer pour pouvoir subsister dans des conditions trés douloureuses.

    Ces atrocités fraternelles ont permis à Israel d’abuser aussi d’un Liban ouvert à tout vent et de suivre presque à la lettre les leçons Syriennes.

    Tout cela pour ceux qui ne doutent pas encore des accords de fraternité et de coopération et autres annexes qui lient le Liban à la Syrie par la force de l’occupation.

    Et à Hafez el Assad nous insistons à dire que nous avons toujours été deux peuples et deux nations, s'il le veuille ou pas. Le Liban restera toujours Indépendant et très Fier.

Free Lebanon