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Des organisations
appellent l’État à élucider le sort des personnes disparues
Le Comité des parents de personnes disparues et le Comité de
défense des libertés publiques et de la démocratie ont dénoncé hier le
silence du comité chargé par le Conseil des ministres du dossier des
disparus, et qui devait présenter un rapport sur la question dès juin
dernier. Dans un communiqué publié à l’occasion de la Journée des droits
de l’homme, les deux formations se sont étonnées du fait que « ce délai
est dépassé sans qu’une nouvelle date ait été fixée, et sans que les
membres de ce comité officiel ne se soient donné la peine de nous
contacter ».
Les deux comités ont demandé à l’État de « produire rapidement un rapport
permettant aux parents d’être fixés sur le sort de leurs enfants disparus
». Ils ont appelé les organisations nationales et internationales
concernées par les droits de l’homme à « faire pression sur l’État
libanais pour qu’il élucide enfin cette affaire ».
Par ailleurs, le Comité de défense des libertés publiques et de la
démocratie a évoqué un certain nombre de faits qu’il a considérés comme
des atteintes à la démocratie. « Le comité pense que les propos d’un
ministre, qui a confirmé recevoir des directives ne provenant pas du
Conseil des ministres ou de son président, constituent une entorse à la
Constitution », précise le communiqué.
Les propos d’une autre personnalité publique, un grand magistrat celui-là,
qui a dénoncé les ingérences politiques dans la justice, « confirment que
le principe de séparation des pouvoirs n’est pas respecté au Liban, et
font planer des doutes sur l’affaire de la fermeture de la MTV ». «
Certains services secrets devraient arrêter de créer des obstacles à toute
tentative de rassemblement ou de manifestation », poursuit le communiqué.
« Les libertés publiques et la démocratie devraient être respectées, et
l’utilisation de termes vagues, telle la sécurité d’État par exemple, pour
priver les gens de leur liberté, devrait cesser. » Dans le même contexte,
le comité a jugé graves « les accusations de traîtrise et de connivence
avec l’ennemi lancées par le pouvoir contre certains opposants ». Il a
cependant apporté une note quelque peu positive à son sombre panorama,
jugeant que « les conditions dans les prisons se sont améliorées »,
ajoutant toutefois que « les autorités doivent s’activer pour consolider
ce progrès et l’étendre à la police judiciaire ».
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