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Jean Moulin a des insomnies dans sa tombe. Mais tout passe pour obtenir quelque chose. Ou bien serait-ce tout simplement un complexe de je ne sais quel terme Freudien pour ceux qui ont perdu l'Indochine et l'Algérie en une décennie? Me. Jospin a perdu. Il s'est laissé emporter par un sentiment de mélancolie en constatant le résultat de l'aide Française des années 1950-60 à l'Etat naissant d'Israel, allié du socialisme. Mais Dimona, les Mirages et les vedettes de Cherbourg se sont vus évincés par les Phantom, les M-60, et puis par les F-16, les F-15, Patriot et Arrow. Jospin essaie de rentrer par la lucarne des vécés là ou il a été botté au postérieur par la grande porte. Il faut dire qu'il avait fallu l'envergure d'un grand homme d'Etat tel que De Gaule pour précipiter les choses et ne pas se laisser infléchir par les voleurs et les pirates du 20ième siècle. Lui, au moins avait renoncé tout simplement à les aider. Certes, il a fait l'affaire des USA qui épiaient ses moindres gestes et faits pour trouver la brèche. Ils n'avaient pas besoin d'Echelon pour celà. Ils ont sauté sur l'occasion et pratiqué le plus grand dumping de matériel militaire jamais vu. Ce sont alors les petits politicards français qui ont été b...és, privés d'un marché d'importants pots de vin. Mais ils se sont rattrapés plus tard avec Elf. Ceci est une autre histoire. Nous, de notre très humble part, conseillons à ce Premier Ministre de France (Dieu, comment sont-ils tombés si bas) de revoir dans ses archives de la Défense Nationale le texte d'une conférence donnée au courant du mois de Juin 1971 à l'Ecole Supérieure de la Guerre par l'éminent Professeur Charles Zorgbibe sur "La résistance à l'occupant et le droit international". Il est vrai qu'en 1971, la mémoire populaire portait encore les lourdes marques de l'occupatio Allemande de 1940-45. Me. Jospin ferait mieux de revoir le texte de cette conférence dans ses moindres détails, car ces principes du droit international touchent aussi bien l'occupation Israelienne ennemie, que la "présence fraternelle" syrienne. Cette dernière est d'autant plus dangereuse qu'elle touche les institutions publiques et constitutionnelles du pays. D'ailleurs le texte nie toute légitimité aux institutions instaurées et aux traités signés sous l'occupation. Cette occupation, syrienne, et toujours selon cette conférence de 1971, "pourrait ne pas être une occupation ennemie, mais rendue possible par une fiction: celle de l'appel du gouvernement légal de l'Etat en réalité agressé". L'hypocrisie en plein. De grâce, Me. Jospin, en niant au Liban le droit de résister militairement à l'armée d'occupation Israelienne et en qualifiant cette résistance de terrorisme, ne lui niez pas son droit d'aspirer à la Liberté hors du régime de collaboration de Beyrouth. Souvenez-vous de Vichy! et de l'Oeil qui poursuivit Caïn jusqu'à la tombe. VIVE LE LIBAN LIBRE A Former Lebanese Diplomat - BEIRUT |