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La position officielle du gouvernement proclamée par l'apathique Mr. Hoss est très mal défendue par ce professeur académique. Mr. Hoss mériterait un D sur ses essais pour omission volontaire de plusieurs facteurs inhérents à la logique de son exposé. Nous y reviendrons un peu plus tard. Ensuite il y a tous les autres, les officiels de pacotille, les résistants de dernière heure à grande gueule, et les chacals qui viennent ramasser les miettes des repas des grands. Israel se retire! et la belle affaire. Israel ne s'est pas encore retiré! Mais que faire après le retrait? C'est la grande inconnue pour les incultes et les illettrés. Ils en ont une peur viscérale. C'est normal qu'ils tombent dans la panique, car c'est l'occupation du Nord et du Sud du pays qui a permis à ces incompétents d'usurper le pouvoir légal en Octobre 1990! Et le retrait les prive de leur bouillon de culture! Non, la culture ici n'a rien à voir avec Bernard Pivot et son sens noble de connaissance intellectuelle. Vous voyez bien ce que je veux dire. La culture ici se fait à coups de semonces d'engrais organiques. Ils ne savent pas à quoi s'en tenir après le retrait hypothétique! et ils sont tellement pris dans leur élan d'obscurantisme qu'ils n'arrivent pas à y voir clairement eux-mêmes. La lutte armée, la révolution populaire, la libération, la terre perdue, Jérusalem, etc...le jargon palestino-gauchiste des années 60 et 70 nous revient à nouveau tout en repoussant les limites de sa stupidité encore plus loin, en cruelle contradiction avec le globalisme pragmatique du 21ième siècle. L'on comprendrait qu'un palestinien jure de combattre Israel sur le sol de ses aïeux. Mais que l'on insulte l'intelligence de ceux qui ont conservé la leur dans cette maison de fous, en parlant de guerres limitées, menées par des combattants palestiniens à partir du territoire libanais, c'en est trop. Après le retrait hypothétique Israelien, quelle situation doit gouverner la frontière? Mr. Hoss a omis de nous rappeler ses positions officielles antérieures. Car, en présentant son nouveau gouvernement au parlement le 8 Aout 1979, Mr. Hoss avait soutenu que l'action de la FINUL et sa présence (qui préparait incessemment son déploiement sur la totalité du territoire) étaient une partie intégrale de la politique nationale Libanaise. Et Mr. Hoss d'ajouter "La question du Sud reste au sommet de nos préoccupations. Nous poursuivons nos contacts internationaux, et nos efforts pour l'implémentation des résolutions du Conseil de Sécurité, et particulièrement la 425 et la 450". Il est grand temps de parler de la 450! Le 14 Juin 1979, le Conseil de Sécurité vote la 450 en réponse à la demande du gouvernement libanais et les sujets adressés dans ses trois lettres à ce Conseil le 7 mai (S/13301), le 30 mai (S/13361), et le 11 mai (S/13387). ALors, cette 450 affirme, dans son article 6, la validité de l'Accord Général d'Armistice entre le Liban et Israel en accord avec les décisions relevantes, tout en confirmant la teneur de la 425. L'armistice reste donc, en absence de toute autre résolution contradictoire, la seule formule gérant la frontière internationale Sud jusqu'à la signature d'un accord de paix entre les deux pays. L'armistice est explicite: son nom l'est encore plus. Ses textes sont clairs, ils limitent même beaucoup plus durement que le fameux accord du 17 Mai les forces des deux bords de la frontière! et interdit toute action des forces militaires et para-militaire au travers de la frontière. Et puisqu'on parle de balles en ces périodes critiques, la balle reste toujours dans le camp israelien jusqu'au retrait total derrière la frontière internationale qui est scrupuleusement marquée topographiquement. Le retrait doit être total, sans laisser de résidus de postes d'observation pour assurer la sécurité des habitants du Nord d'Israel. Cette sécurité découle normalement de la bonne application de l'armistice de 1948. Ces résidus ne serviraient qu'à ceux dont les tendances belliqueuses ont intérêt à jeter de la poudre au feu pour que leur continuité ne cesse pas. Lorsqu'on est en danger de paix, on provoque une guerre, ou de petites guerres, à chacun ses mesures. Israel est bien capable de dissuader (Ah le bon vieux temps où l'on parlait de Force de Dissuasion Arabe pour seulement 90 jours), et à partir de son territoire, le plus récalcitrant des résistant à grande gueule. Israel n'a-t-il pas dissuadé tout dernièrement la Syrie de franchir la fameuse "ligne rouge" de 1976, après la blague de notre pauvre et moins innocent ministre de la Défense Nationale? La Syrie a très vite compris que "l'ennemi" ne recule pas, mais qu'il met de l'ordre avant d'entamer une Nouvelle phase vraiement serieuse. VIVE LE LIBAN LIBRE A Former Lebanese Diplomat - BEIRUT |